Nature et culture au Pérou

Cela fait plus de 12 mois qu’une vingtaine d’élèves de l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry se préparent à une sérieuse expédition au Pérou.

Dans un mois, ils réaliseront un trek d’une centaine de kilomètres pour atteindre le Machu Picchu, en passant par le col de Salcantay, à 4600 m d’altitude. Physiquement, ce sera exigeant.

« L’école suit un cycle de neuf jours, indique un des trois organisateurs du voyage, Sylvain Geneau, enseignant d’éducation physique à l’école secondaire. Nous nous entraînons de trois à quatre fois par cycle. »

Il précise que les élèves étaient déjà actifs physiquement. Plusieurs faisaient partie d’équipes sportives de l’école. Par contre, la plupart n’avaient pas une grande expérience des activités de plein air.

Il a fallu organiser des sorties ainsi que des ateliers sur divers aspects du plein air : comment s’habiller, comment préparer son sac à dos, comment prévenir et soigner les ampoules.

« Nous avons fait une clinique sur l’altitude et nous aurons aussi un spécialiste de l’histoire de l’Amérique latine qui viendra nous parler de l’histoire du Pérou. »

Roberto Michel, élève de cinquième secondaire, attend le départ avec impatience et un peu de stress. Il n’a jamais voyagé sur un autre continent, il n’a pas pris l’avion depuis que sa famille a quitté Haïti pour le Canada alors qu’il était encore bébé.

« Je me suis dit qu’aller au Pérou, ce n’est pas quelque chose que je ferai dans ma vie si je ne le fais pas avec l’école », raconte-t-il.

Dans le cadre de sa préparation, la petite troupe a passé trois jours dans une communauté anicinape de Kitcisakik, en Abitibi, le printemps dernier.

« Ils ont couché dehors à  - 20 degrés, ils ont fait des randonnées assez longues en raquettes, note M. Geneau. Ç’a été une expérience très enrichissante qui va leur servir beaucoup au Pérou. »

Surtout, leur visite dans cette communauté algonquine leur permettra de faire le lien avec une communauté autochtone quechua qu’ils visiteront au Pérou.

« J’ai beaucoup aimé parler avec les communautés amérindiennes en Abitibi, quand ils racontaient leur histoire et dans nos interactions au jour le jour, s’enthousiasme Roberto Michel. Nous avons joué au ballon-balai avec les enfants, nous avons pu discuter avec les adultes à table, en mangeant. »

Il espère maintenant tirer le même type d’expérience de vie au Pérou.

** Ce texte est tiré de l'article de Marie Tison de La Presse+, édition du 12 mars.   Pour lire l'article complet, cliquez sur le lien suivant: Pérou